☝️

Thérapeute : Trois leçons tirées de ma première formation créée en 21 jours

17 novembre 2023
Professionnels

Bonjour collègue entrepreneur.e !

Comment vas-tu ? J’ouvre ce blog en t’écrivant, car je ne veux pas d’un truc impersonnel et froid. J’ai envie de créer ma vie professionnelle, et je t’écris pour t’en parler. Après tout, cela parlera peut-être à toutes les autres mamans, et peut-être même à tous les autres parents, et encore mieux, à tous les autres humains. Mais en attendant de toucher la planète entière par mes mots, je veux t’écrire à Toi.

Pour te situer le contexte, j’ai créé ma première formation pour aider mes patients à libérer leurs émotions de façon créative avec l’art-journal après mon congé maternité, en octobre 2023. J’ai mis trois semaines à créer un contenu de 7 heures de vidéos et de textes en me levant à 5 heures du matin ou en créant tard le soir. Ce contexte est important à prendre en compte, car sans plus attendre voici la première révélation !

C’est fatigant de créer !

Notre cerveau est gourmand en énergie et lors de la phase de création de mon produit, le mien tournait vraiment à plein régime. Après une grossesse difficile et quelques mois de nausées, j’étais heureuse de retrouver mes capacités mentales, de m’investir à nouveau sur un projet, de retrouver de l’énergie et de l’utiliser à mon service. Cependant, je suis encore dans le quatrième trimestre de grossesse, et donc encore vulnérable dans ce post-partum. Pour ne rien te cacher, et je suis sûre que tu t’en doutes, le matin je créais ma formation, l’après-midi j’allais faire ma rééducation du périnée.

Donc oui, c’est fatigant.

Et par ces mots, je veux aussi qu’on reconnaisse en tant que société que j’allaite mon bébé, je saigne encore parfois dans mon intimité, je dois faire des exercices pour me remuscler le plancher pelvien, je vis des choses incroyables dans mon corps et dans ma tête et en plus, je crée mon entreprise. J’attire ton attention sur cette réalité : entreprendre au féminin recouvre bien souvent cette réalité d’un corps meurtri, ou pas tout à fait à l’aise, ou engoncé, ou mou (les hormones de l’allaitement amollissent les chairs). J’ai l’impression d’être traversée par un élan vital de créativité tout en devant prendre en considération mes limites corporelles et mon besoin d’être cocoonée.

En fait, et je pense que c’est propre à la période de retour au travail, le risque est de s’user la santé en oubliant qu’on vient de pousser un être humain hors de notre corps et que clairement, trois mois pour s’en remettre ce n’est pas assez.

Attention alors au risque non négligeable de burn-out, qui est un véritable déséquilibre occupationnel !

Si l’activité a du sens pour moi, je fais ce qu’il faut

La deuxième leçon que je tire directement de la façon dont je soigne en tant qu’ergothérapeute est la suivante. Si l’activité est suffisamment significative pour moi, c’est-à-dire si elle a suffisamment de sens pour moi, je me lèverai à 5 heures pour la faire, sans problème. Je suis sûre que ça t’étonne, car je ne suis absolument pas du matin ! Mais finalement, être du matin ou non, c’est peut-être une croyance limitante sur moi-même. J’ai reconsidéré ce que j’étais capable de faire tout au long de ce mois d’octobre 2023. Peut-être que c’est ce qu’on appelle “sortir de sa zone de confort”, une expression que je n’aime pas beaucoup car on l’entend à tout-va. Je ne sais pas vraiment si j’en suis sortie, en tout cas j’ai quelque peu repoussé mes limites et ce que je pensais que je pouvais faire. Ce qui m’amène à l’idée suivante.

Entreprendre c’est construire de B à Z sa vie professionnelle. Je dis de B à Z car je pense que tout ce que recouvre le “A” est totalement indispensable : mes compétences, mes savoirs, mon identité personnelle et professionnelle, mes valeurs importantes… Tout ce qui existe dans ce A, permet de ne pas commencer de zéro. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir la chance d’inventer ma vie. Cela arrive régulièrement au cours d’une vie de pouvoir s’inventer. Qu’il y ait une page blanche et qu’on nous dise : “d’accord, tu veux quoi maintenant ?” Il y a la possibilité d’écrire sur cette page, ou de rester sur celle d’avant, les deux solutions sont possibles et justes. J’ai choisi de saisir l’opportunité de ma deuxième grossesse pour couvrir cette nouvelle page de ce dont j’avais besoin. Mon idée est de construire ma vie professionnelle au service de ma vie personnelle.

Entreprendre c’est passer à l’action. Entreprendre c’est éviter les écueils qu’on reproche au salariat : parfois des tâches qui n’ont ni queue ni tête mais qu’on doit faire entre 9h et 17h, on ne sait pas pourquoi ces horaires-là sont plébiscités mais bon… “tout le monde le fait”. Donc, entreprendre selon moi c’est éviter de retomber dans un salariat déguisé avec soi-même. Et cela m’amène à la troisième leçon.

Comment ne pas s’éparpiller et rester focus ?

C’est tout l’objet de la troisième leçon que j’ai apprise durant la création et le lancement de ma formation auto-soin “Émois et moi”. Je suis partie de MES objectifs et j’ai fait un gros effort pour me sortir de ce qu’on appelle communément le “travail”. J’ai essayé d’imaginer d’autres façons de travailler. J’ai observé les personnes qui sont entrepreneurs autour de moi, parfois des jeunes entrepreneurs tout feu tout flamme et dans la peur, parfois des vieux briscards qui ont plus de dix ans d’exercice et qui ne trouvent plus de plaisir, qui s’essoufflent. Jamais il n’y a de situations simples. Il y a toujours une ambivalence : j’aime ce que je fais mais j’ai peur. J’aimerais me réinventer mais par où commencer ?

De mon côté, pour la première fois, j’ai expérimenté qu’aucune hiérarchie ne me disait quoi faire. Par contre, l’encadrement, je l’ai : c’est moi. C’est moi et moi-seule qui encadre mes pratiques. J’ai le choix des outils de soin, le choix des personnes que je peux aider, le choix de construire mon nid professionnel avec les matériaux que je veux. Et ce choix permanent est vertigineux et également très gourmand en énergie. Mon cerveau est comme tous les autres : dès qu’il prend une décision, si petite soit-elle, il consomme de l’énergie et la jauge de volonté s’effrite au fur et à mesure de la journée.

Un exercice créatif pour conclure…

Donc, si un jour tu devais entreprendre, je te conseille de repérer quand la vie t’offre une opportunité. On dit souvent qu’il n’y a pas de bon moment, mais il y a tout de même des moments où on se sent plus sûres de soi. J’ai eu l’occasion d’entreprendre au tout début de ma carrière, et le projet ne s’est pas fait, alors que je n’avais pas d’enfant, plein de temps, et pas de périnée déglingué 😄. C’est certainement parce que je n’avais pas assez de structure dans mon “A” pour avoir la motivation de construire tout l’alphabet derrière ! 🤗

Ensuite, fais le point sur ce que tu veux vraiment. Pour cela, il y a un exercice que j’aime bien :

  • Ouvre ton art- journal.
  • Écris tout ce que tu veux sous forme de tirets, sans réfléchir. Vide ton sac !
  • Découpe chaque phrase.
  • Trie les en trois colonnes : Très important, important, moins important.
  • Dans la colonne “très important”, tout en haut, tu auras le premier objectif à mener et tu pourras voir quelles actions tu devras mettre en place pour l’atteindre.
  • Mets la date et… Passe à l’action !

Enfin, reconnais ta fatigue, honore tes limites, repousse-les juste ce qu’il faut en passant à l’action. 

Agis. 

Pas n’importe comment, en t’éparpillant partout ou en courant partout sans but mais stratégiquement, avec une vision de ce que tu veux atteindre. 

Tout l’équilibre est là selon mon expérience : avoir un objectif assez puissant pour qu’il nous mette en action. 

Une action stratégique, qui tend au but, qui cible le centre de cet objectif.

Petit bonus : Tu veux savoir quel est monobjectif ?

Je veux du temps.

Je veux du temps avec mes filles, avec moi-même. J’ai donc envie de créer des offres qui sont décorrélées de mon temps passé avec mes clients.

Et devine quoi ?

L’opportunité est présente car cela fait écho à un besoin important de mes semblables au sein de notre société francophone : le besoin de faire seul, à son rythme. Le besoin de flexibilité.

Si tu veux de l’aide pour trouver TON objectif, je t’invite à me contacter via ma page de contact pour un coaching flash. Avec les professionnels, j’ai remarqué que des séances de 30 minutes suffisaient pour débloquer la plupart des situations. Ce n’est pas la peine de prendre des heures là où quelques minutes calées avant ton après-midi de travail peuvent suffire à te mettre en action. Car c’est tout de même cela qu’on cherche, ne l’oublions pas ! Une mise en action, un pas après l’autre, pour que TES projets se réalisent.

Mon maître-mot dans le coaching professionnel c’est “efficacité” :

  • On prend trente minutes par téléphone.
  • On débloque ta situation du moment.
  • Tu raccroches et tu avances sur ton projet.

Prends RDV dès maintenant, au tarif de 39 euros pour 30 minutes.